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fév 10, 2015

Déneigement écologique à Grenoble: le « sel vert » toujours en période test

La neige est de nouveau tombée dans la nuit du 3 au 4 février sur Grenoble. Il a donc fallu une nouvelle fois saler les trottoirs. Mais pas question pour le moment d’utiliser du sel dit « écologique ». La technique est toujours période d’expérimentation.

C’était pourtant annoncé comme la grande nouveauté en matière de déneigement par la nouvelle municipalité de Grenoble. L’hiver 2014-15 devait être celui du « sel vert » et des copeaux de bois anti-dérapants.

Pourtant, les deux techniques ne sont pas encore utilisées dans la capitale des Alpes. Le « sel vert », mis au point par une start-up grenobloise, à base d’acétate de calcium, biodégradable et non-corrosif, serait en période test et il serait encore trop tôt pour dresser un bilan. Premier constat, il est jugé très onéreux, cinq fois plus cher que le chlorure de sodium. Et puis, Pascal Clerotte, se présentant comme « un simple citoyen » a agité les médias ces derniers jours autour de sa théorie: « On passe sous silence que fabriquer un fondant routier à base d’acétate de calcium est particulièrement polluant (énorme empreinte carbone résultant de procédés de synthèse conçus par Monsanto et British Petroleum) et que les matières premières utilisées pour cette production industrielle à grande échelle sont fournies par de grands industriels difficilement qualifiables de locaux. »

Quant aux copeaux de bois, ils seraient intéressants lorsque la neige est épaisse et compacte, ce qui n’est pas le cas en ce moment.

En attendant, dans les rues grenobloises, c’est à la déneigeuse classique et au sel marin que les routes sont traitées. A « l’huile de coude » aussi…

C’est quoi ce sel « vert » ?

C’est un procédé mis au point par deux ingénieurs chimistes grenoblois. Utilisable en poudre ou en liquide, il est constitué en partie d’acétate de calcium que l’on connaît comme agent conservateur en pâtisserie.

Ce « sel » aurait la faculté d’être facilement absorbé par l’environnement, contrairement au sel marin. Le sodium pénètre en effet rapidement dans le sol et peut souiller les sources d’eau. 2 millions de tonnes se retrouvent chaque hiver sur les routes françaises avec un impact néfaste certain. D’où l’importance de cette trouvaille qui est en plein test à Grenoble et à Villard-de-Lans.

 

Source : France 3 Alpes, publié le 04/02/2015 

Reportage Florine Ebbhah, Dominique Semet, Lisa Bouchau