La mobilité, premier chantier de la métropole Aix-Marseille-Provence

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La mobilité, premier chantier de la métropole Aix-Marseille-Provence

La métropole, qui a vu officiellement le jour 1er janvier 2016 après moult rebondissements, s’attachera prioritairement au dossier des transports, politiquement consensuel et visible pour les citoyens.

La métropole Aix-Marseille-Provence (AMP) a finalement bien vu le jour le 1er janvier 2016, après moult rebondissements intervenus seulement quelques jours avant le jour J.

En effet, le 18 décembre, et à la suite d’une action engagée par la mairie d’Eguilles, le Conseil d’Etat confirmait la suspension de deux arrêtés préfectoraux fixant la répartition des sièges au sein du conseil métropolitain ainsi que sa composition. Dans la foulée, l’institution annonçait s’en remettre au Conseil constitutionnel préalablement saisi sur ces mêmes questions : « En attendant la décision du Conseil constitutionnel et les suites qu’il conviendra de lui donner, le futur conseil de la métropole d’Aix-Marseille-Provence ne peut donc pas siéger et les groupements de communes qui existent aujourd’hui peuvent continuer à fonctionner », avait-elle précisé.

Le 22 décembre cependant, Stéphane Bouillon, préfet des Bouches-du-Rhône, précisait que la date de création d’AMP au 1er janvier 2016 était maintenue , confirmant ainsi une information préalablement donnée par Jean-Claude Gaudin, président de la Métropole qui indiquait que « la décision du Conseil d’État ne remet pas en cause la création, par la loi, de la métropole Aix-Marseille-Provence au 1er janvier 2016. La décision à venir du Conseil constitutionnel permettra à la métropole de se mettre en place sur des bases incontestables ». En clair, cette nouvelle péripétie retarde simplement la totale prise en main par la métropole de ses compétences, mais non sa naissance.

Sujet consensuel

Reste maintenant à savoir quelles seront les priorités de cette toute jeune AMP, dont la venue au monde initie la fin de la mission du gouvernement, qui porte ce projet depuis juin 2012. Comme l’a soutenu  la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, venue assister à Marseille à la quatrième conférence métropolitaine, le 17 décembre 2015 : « L’État décentralisateur ne va pas fixer les priorités de la métropole ! C’est la métropole qui doit désormais choisir ».

Un sujet se démarque néanmoins des autres, selon la ministre : celui de la mobilité, qui  » demeure la première priorité » selon elle. Cet aspect compte parmi les plus consensuels entre des élus locaux, qui demeurent encore divisés sur la forme comme sur le fond de la mise en œuvre d’AMP. La mission interministérielle pour le projet métropolitain avait présenté, en décembre 2014, son livre blanc des transports, proposant deux scénarios de réorganisation de la mobilité au sein du nouvel espace qui, sur plus de 3 000 kilomètres carrés, regroupe 1,8 million d’habitants vivant dans 92 communes.

C’est également la redéfinition de la mobilité métropolitaine qui guide les « visions » présentées lors de la conférence par trois équipes internationales de concepteurs. Elles avaient été retenues dans le cadre d’une consultation urbaine et territoriale lancée fin 2014 par la mission interministérielle. Elles ont notamment imaginé la réalisation d’un métro côtier (équipe Devillers), le déploiement d’un système de ruches de véhicules électriques (équipe Seura) ou la mutualisation des transports de personnes et de marchandises (équipe Lin).

Place de la nature, enjeux agricoles, développement international…

Chargées de « structurer des hypothèses du projet métropolitain », les équipes ont balayé des concepts prenant en compte la place de la nature qui représente plus de la moitié de la superficie d’AMP, les enjeux agricoles, les moyens du développement international, ou encore le rôle des petites et des grandes villes au sein d’un territoire naturellement « polycentrique », du fait de sa géographie. « Une base technique énorme, qui va faciliter le travail sur chaque dossier », résume le directeur général des services de la ville de Marseille, chargé de la coordination de la préfiguration de la métropole, Jean-Claude Gondard.

« Ce legs appartient désormais aux élus métropolitains, et au premier chef, à ses maires, pose le président d’AMP, Jean-Claude Gaudin. Il leur appartient de dresser l’inventaire de cet héritage, de confronter leurs propres visions de la métropole, pour concevoir et bâtir le projet stratégique de demain. » Le sénateur-maire de Marseille assure que « l’élaboration des schémas stratégiques et des politiques métropolitaines va s’engager rapidement ».

Au préalable, la mise en place de la métropole devra être finalisée : les représentants des conseils de territoires, qui remplaceront les six EPCI, seront nommés. Puis le conseil métropolitain désignera ses vice-présidents et son bureau. Ensuite, les commissions de travail seront installées.

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