La route du futur sera verte – Article Lesechos.fr

You are here: Home → Blog → Actualité → Article presse → La route du futur sera verte – Article Lesechos.fr
La route du futur sera verte – Article Lesechos.fr

 

Cette route « intelligente », bardée de technologies, sera capable de produire et de transporter de l’énergie.

Après la route de « quatrième génération », l’autoroute, place à la voie du futur. Pour l’instant, elle sera expérimentée sur une portion de la D199, entre Champs-sur-Marne, Noisiel, Lognes et Torcy (Seine-et-Marne). Cet axe a été choisi pour son faible trafic, ce qui permettra de mener des travaux sans trop de désagrément pour le flux automobile. Partie prenante d’un vaste programme européen, ce projet de route fait l’objet de travaux de recherche pour en tester les composants depuis six ans. Le Département de la Seine-et-Marne, qui va donc mettre à disposition une partie de ses axes routiers, a signé à la mi-novembre un accord de coopération avec l’Institut de recherche IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) et l’établissement public d’aménagement qui oeuvre sur ce territoire, l’Epamarne. Cette route, appelée de « 5è génération », sera équipée de nombreuses technologies innovantes, qui lui permettront d’échanger entre l’infrastructure, les véhicules et le gestionnaire du réseau. Elle sera capable de récupérer et de stocker de l’énergie à partir des éoliennes implantées aux alentours, des centrales géothermiques enterrées et des centrales photovoltaïques placées aux abords. Ensuite, elle pourra redistribuer cette énergie à ses équipements de signalisation et de télécommunications.

Grâce à ses microcapteurs, elle sera communicante et pourra informer les automobilistes sur son état, le trafic, les risques pour l’usager (gel, humidité, adhérence, accident, ralentissement…). A terme, les parkings et les unités de bord de route seront interconnectés avec les mobiles de conducteurs. Elle sera enfin composée de matériaux recyclables qui seront capables de s’auto-diagnostiquer et de s’auto-réparer. La chaussé pourra, par exemple, en fonction de la température, dégivrer en hiver et refroidir en été. La surface de cette route, un enrobé poreux placé entre deux enrobés plus denses, et un revêtement semi-transparent permettant de positionner des cellules photovoltaïques, pourra également résister aux variations climatiques. La route devrait être utilisable au printemps 2017. Le déploiement de cette pépite technologique se fera ensuite entre 2020 et 2025.

Article de Marion Kindermans, Les echos.fr, l

 

Leave a Comment