Légué. Dans les pas d’un mécanicien de la Diro

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Légué. Dans les pas d’un mécanicien de la Diro

La Diro (direction interdépartementale des routes Ouest) est la seule Dir en France à avoir gardé un atelier d’entretien.
Elle détient l’un des plus grands kilométrages de routes à entretenir. Au Légué, cinq salariés bichonnent les saleuses, épareuses et autres poids lourds. Reportage.

8 h du matin, Paul Garlantézec rejoint ses quatre collègues du point service de la direction interdépartementale des routes Ouest (Diro), au Légué. « Cela fait 20 ans que je viens sur l’Île aux lapins », souligne le mécanicien qui travaillait auparavant pour l’Équipement. Au moment du démantèlement, il y a quatre ans, indique-t-il, « j’ai passé un concours et j’ai décidé de rester travailler pour l’État ». En tant que mécanicien, il participe à l’entretien des quatorze saleuses, quinze épareuses, douze poids lourds de 18 tonnes, six poids lourds de 13 tonnes, les 25 fourgons, 30 véhicules légers et, avec son binôme électricien, Denis, des 24 flèches lumineuses du département des Côtes-d’Armor.

Bientôt le pic d’activité

La Diro est la seule Dir en France à avoir gardé un atelier d’entretien. Il faut dire qu’elle occupe la deuxième place en France en terme de linéaire de routes. Pour Paul Garlantézec et ses collègues, le pic d’activité interviendra début octobre, avec la mise en état du matériel pour la viabilité hivernale : vérifier les clous des pneus, nettoyer et réparer les saleuses…

« Recycler ce qui peut l’être »

En attendant, le mécanicien polyvalent change le moteur d’un fourgon à 400.000 km pour le remplacer par celui de 220.000 km d’un fourgon accidenté. Celui-ci est conservé au service communication pour les actions de sensibilisation des usagers de la route à la sécurité des agents, comme le 17 septembre dernier dans le Morbihan. « L’État essaye aussi de faire des économies et de recycler ce qui peut l’être », explique Franck Le Hars, le directeur du pôle des moyens matériels. 12 h, Paul se rend à la cantine interadministrative en centre-ville avec ces collègues du Département qui sont ses anciens collègues de l’Équipement.

« Dépanner du matériel sur les routes »

Finalement, ce jour-là, il n’y aura pas eu d’intervention à l’extérieur. « Cela arrive que l’on parte pour dépanner du matériel sur place pour ne pas qu’il reste trop longtemps sur le bord de la route », précise le mécanicien. Quelquefois, à l’atelier, il faut changer un pneu entre deux préparations pour le passage aux mines ou au contrôle technique, comme le véhicule de monsieur Tout-le-monde. 17 h, Paul Garlentézec fera un peu de supplément pour finir de fermer le moteur qui sera réinstallé demain sur le fourgon. Nettoyage et rangement du poste de travail avant le retour chez lui, vers Paimpol, pour bricoler sur son vieux gréement. Paul est également impliqué dans plusieurs associations, dont le bureau de l’ASCEE 22 (association sportive, culturelle et d’entraide). À ce titre, il est responsable des travaux dans les locations de vacances, dont les trois phares de la côte nord aménagés en gîtes.

Article publié le 28 septembre 2015 © Le Télégramme

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