Onze grandes villes accèdent au rang de métropole

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Onze grandes villes accèdent au rang de métropole

Source : Matthieu Quiret ; Hubert Vialatte ; Gabrielle Serraz, Lesechos.fr

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Elles seront davantage incitées à mutualiser les services. Marseille et Paris rejoindront le club en 2016. Le maire de Nice, métropole depuis deux ans, tire un bilan très positif.

Le territoire français pourra s’enorgueillir de posséder 12 métropoles. La loi Mapam de janvier 2014 offre ce statut à 8 communautés urbaines et à 3 communautés d’agglomération, qui s’ajoutent à celle de Nice, déjà en place depuis deux ans. Ce club fermé des agglomérations de plus de 400.000 habitants, à l’exception de Brest (lire ci-dessous), sera rejoint par le Grand Paris et Aix-Marseille en 2016. Ces territoires sont pour certains très vastes. Nice Côte d’Azur s’étend sur 1.400 kilomètres carrés, le Grand Lyon ou Bordeaux sur plus de 530 kilomètres carrés, Lille sur 611 kilomètres carrés.

Dans les faits, les établissements publics de coopération intercommunaux concernés devraient connaître peu de bouleversements : ils seront davantage incités à jouer les mutualisations de services. A Bordeaux, par exemple, la future métropole a identifié 70 fonctions qu’elle souhaite mettre en commun. « La mutualisation va coûter plus cher mais les économies seront ensuite substantielles », explique à « La Gazette des communes » Alain Anziani, maire PS de Mérignac et vice-président de la Communauté urbaine de Bordeaux.

Dans les faits, la plupart jouent déjà une large partition de compétences, Nantes passant pour le bon élève de l’intégration. Et la future capacité d’action des métropoles reste conditionnée aux évolutions de la réforme territoriale sur les compétences, qui souhaite par exemple mettre les intercommunalités sous l’autorité des régions dans le pilotage économique. Ainsi, Grenoble avait prévu, une fois métropole, de monter en puissance dans les grands projets d’investissement, mais la région Rhône-Alpes, aidée du département de l’Isère, est déjà en train de lui couper l’herbe sous le pied.

Ne pas être rayé de la carte

« Le passage en métropole est surtout symbolique », relativise-t-on à l’Association des maires des grandes villes de France. Lors d’un colloque de l’Association des maires de France, un élu agacé avait même raillé la pompe du terme : « Une métropole est une grande ville, voilà tout. »

A écouter les édiles impliqués, ces galons semblent pourtant compter. « Si nous n’avions pas fait la métropole, nous serions complètement largués. Nous serions rayés de la carte », déclarait récemment Philippe Saurel, maire de Montpellier. Face à la future grande région Languedoc – Midi-Pyrénées et à la puissante Toulouse, l’agglomération se devait de réagir. L’intérêt de la métropole est aussi financier. Les trois communautés d’agglomération de Rennes, de Rouen et de Grenoble vont percevoir davantage de dotations de l’Etat. Celui-ci versait ces dernières années un bonus par habitant aux plus grandes collectivités pour leurs efforts d’intégration qui pouvait atteindre 20 %.

 

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